a) Les infrastructures d’observation :

Les activités de l’ATST font usage de nombreuses ressources et infrastructures observationnelles. En termes d’instrumentation sol, les infrastructures principales de notre communauté sont de trois types :

  • Surveillance/observation solaire : surveillance radio à Nançay (NRH et ORFEES pour le Soleil ; NDA pour le Soleil et Jupiter), le télescope solaire THEMIS (Canaries), le Spectrohéliographe de Meudon et Meteospace, et les observations ionosphériques de SuperDARN (Iles Kerguelen)
  • Exploitation scientifique des données issues du futur European Solar Telescope (EST).
  • Instruments non-dédiés ATST et en mode campagnes d’observation, en particulier sur Jupiter et le Soleil (e.g. NenuFAR).

Dans le volet des missions spatiales, celles dont l’exploitation a été une priorité pour notre communauté lors de ces dernières années, et le resteront pour beaucoup, sont SoHO, Cluster, STEREO, SWARM, THEMIS (NASA), SDO, MAVEN, MMS, Juno, Parker Solar Probe, Bepi Colombo, Solar Orbiter, et plus récemment JUICE. Cette liste n’est pas exhaustive. D’autres missions internationales sont régulièrement utilisées par la communauté.

Récemment, certaines priorités de notre communauté se sont affirmées ou se sont réalisées en partie, et d’autres sont apparues, à savoir (liste principale, non exhaustive) :

  • Comet Interceptor de l’ESA (lancement 2029), dédiée à l’exploration d’une comète primitive.
  • SOLAR C (lancement prévu 2028), avec le spectro-imageur EUVST dédié à l’étude de la dynamique de l’atmosphère solaire à très haute résolution.
  • HelioSwarm (lancement 2029, sélectionnée par la NASA) dédiée aux mesures simultanées des échelles fluides et ioniques.
  • Plusieurs nouvelles opportunités sont également apparues:
    • Phases A de l’appel M7 « medium class » de l’ESA : Plasma Observatory (processus d’accélération dans les plasmas héliosphèriques) et M-Matisse (étude multipoints de l’environnement martien).
    • VIGIL (programme S2P ESA) : mise en place d’une surveillance en météorologie de l’espace au point de Lagrange L5.
    • Mission flagship du « Decadal Survey » de planétologie des US dédiée à l’exploration d’Uranus.
    • Les missions mise en avant dans le « Decadal Survey » de Physique solaire et spatiale des US, qui prône l’étude des pôles du Soleil et du couplage des différentes régions de la magnétosphère terrestre (constellation de satellites).

Les thématiques scientifiques liées à la magnétosphère interne, ainsi qu’aux interactions entre les différentes enveloppes terrestres (ionosphère, mésosphère, etc.) sont aussi une des priorités de la communauté. Elles font l’objet de plusieurs études de contributions instrumentales auxquelles plusieurs équipes de l’ATST participent, avec au moins trois projets liés à des programmes spécifiques de l’ESA et de la NASA.

b) Les infrastructures numériques :

L’ATST exploite beaucoup de ressources numériques, que ce soit au niveau de la gestion de bases de données que du développement et de l’exploitation de nombreux codes numériques. Ce sont deux sujets sur lesquels l’ATST met beaucoup d’efforts, avec une grande reconnaissance internationale :

  • Deux centres de données nationaux MEDOC et CDPP associés aux missions spatiales (maintenant les bases de données et outils d’exploitation associée) ;
  • Plusieurs autres bases de données, notamment celles associées à des instruments sol, et des serveurs pour des outils dédiés à la météorologie de l’espace ;
  • Ressources HPC du GENCI à l’échelle nationale et plusieurs méso-centres régionaux pour la simulation numérique, avec des approches spécifiques aux différentes composantes de la communauté, en particulier « plasmas in-situ » et « observations remote-sensing », notamment : MHD ; hybride ; particle-in-cell ; centre guide ; Vlasov ; transfert radiatif ; etc.

c) Les Services Nationaux d’Observation (SNO)

Les SNO de l’ATST sont nombreux. Ils sont regroupés dans différentes “Actions Nationales d’Observation” (ANO), et en particulier l’ANO2 (préparation et aux opérations des instruments), l’ANO3 (stations d’observation), l’ANO5 (bases de données), et l’ANO6 qui est une spécificité de l’ATST (instruments de surveillance et services en météorologie de l’espace).

La communauté de l’ATST travaille aussi au développement de plusieurs grands codes ayant vocation à devenir communautaire et à faire l’objet de labellisations dans l’ANOCC (Action Nationale d’Observation Codes Communautaires), notamment Dyablo et PHARE.

La liste des SNO actuel liés aux activités de l’ATST est la suivante:

AA-ANO2 : Cluster/CIS, Cluster/STAFF, Comet Interceptor, HelioSwarm, JUICE/PEP, JUICE/RPWI, Magnetospheric MultiScale, Parker Solar Probe / FIELDS, Solar Orbiter

AA-ANO3 : Télescope Bernard Lyot au Pic du Midi, THEMIS (télescope solaire, Iles Canaries)

AA-ANO5 : APIS, MASER, MEDOC, CLIMSO, 3Soleil, CDPP, STORMS

AA-ANO6 : MEDOC, CLIMSO, 3Soleil, CDPP, STORMS, Service International des Indices Géomagnétiques (SIIG)

Plus d’informations sur les Services Nationaux d’Observation peuvent être trouvés ici : https://www.insu.cnrs.fr/fr/les-services-nationaux-dobservation